Textes

 

Mon monde

J’attends que le monde change,
Qu’il devienne comme je le songe.
La vérité est dans le mensonge.

Ils nous font croire
Que comme ils ont le pouvoir,
C’est le pourboire ou l’abattoir.

J’attends que le monde change,
Qu’il devienne comme je le songe.
La vérité est dans le mensonge.

Confisquer une charrette*, c’est confisquer une vie.
Ma survie c’est mon écrit.
ils pourront tous me confisquer, sauf mon esprit.

J’attends que le monde change,
Qu’il devienne comme je le songe.
La vérité est dans le mensonge.

©Med’H,  2011

*En référence à Mohamed Bouazizi de son vrai nom Tarek Bouazizi, né le 29 mars 1984 à Sidi Bouzid et mort le 4 janvier 2011 à Ben Arous, est un vendeur ambulant qui s’est immolé après confiscation de sa charette par la police.

 

 

Cœur divisé

Mon cœur est triste, il est exilé.
Il est hors-piste,  il est divisé
En deux parties, l’une pour sa bien-aimée.
L’autre pour sa patrie, il lui reste que de slamer.

Alors il slame son reflet, il écrit avec l’encre de ses larmes.
Il aimerait bien se soûler, et déclencher un vacarme.
Surtout que mon cerveau est O.K, mais mon corps est incapable
De se servir un saké, alors il crache sur ces années inoubliables.

Je pense à ma dulcinée, cheveux couleurs de soleil
De ma contrée, a ma vie avec ces deux merveilles.
Je les recherche dans mes rêves, et quand je les retrouve,
Ma conscience est en grève, mon amour veut les protéger comme une louve. 

Quand je vais vers l’une, je m’éloigne de l’autre.
Je revois son visage sur la lune, de mon pays, ce pays que je voudrais qu’il soit le nôtre.
Je revois ses courbes sur les montagnes, du village où j’ai grandi.
Où j’ai vécu mes plus grandes cocagnes, et là où mon esprit s’enfuit.

©Med’H, 2012

 

Aux pseudos-démocrates

Nous portons notre combat, dans notre nom.
Nous, les enfants de Tamazγa, nous vous disons,
Nous somme déterminés, à effacer les frontières dans notre pays.
Nous vivrons dans la liberté, en harmonie dans notre chère patrie.

Vous pouvez nous ignorer, mais vous ne nous annihilerez pas.
Vous militez pour la liberté, or vous censurez vos médias.
Vous. Qui ? La France, vous la soi-disante démocrate,
Vous, la démocrate d’apparence, supportrice des bureaucrates.

Ils vous donnent du pétrole, en échange du silence.
Ils ont le bon rôle, mais préparez – vous à faire vos condoléances.
Ils, c’est Boutef, M6… Enfin les islamistes, les hors-la-lois, quoi.
Ils se disent pacifistes, oui, mais que devant les médias. 

Nous portons notre combat, dans notre nom.
Nous, les enfants de Tamazγa, nous vous disons,
Nous somme déterminés, à effacer les frontières dans notre pays.
Nous vivrons dans la liberté, en harmonie dans notre chère patrie.

©Med’H, 2012