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Propositions pour la Kabylie

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Azul,

J’aimerais partager avec vous, quelque idée et proposition sur la Kabylie. Cette région d’Algérie était complètement autonome avant et pendant la colonisation française grâce à une organisation confédérale et tribale. Peu à peu, cette organisation a perdu son poids à cause de l’administration coloniale puis l’administration gouvernementale algérienne. Mais quelque bribe de l’ancienne organisation subsiste, comme “Tajmaεt” les comités de villages, qui se sont reconsolidés lors du Printemps Noir, de 2001 à 2003.

C’est dans cette période également qui est né le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK). Après que le Front des Forces Socialistes (FFS) ait proposé un projet d’un système fédéraliste et que le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) propose, lui, un système de régionalisation, le MAK revendique l’autonomie ou l’autodétermination de la Kabylie.

En soi, après 39 ans (maintenant 53 ans) d’indépendance de l’Algérie, ce pays où on est né-e-s et où on s’est battu, ce pays ne reconnait ni notre langue (le Tamazight et l’Arabe algérien) ni notre culture donc nous ne reconnait pas et après ces évènements où 126 jeunes ont perdu la vie, l’autonomie (ou autodétermination) est plus que jamais légitimité. Le problème avec le MAK c’est qu’il a basculé vers une sorte d’extrémisme kabyle et de xénophobie à l’égard des “Arabes” ou du moins des arabophones jusqu’au point de côtoyer la droite française et israélienne. Cet extrémisme que je condamne, peut s’expliquer. En effet, celui-ci est dû à l’oppression du peuple nord-africain, en particulier des berbérophones et des minorités non-musulmanes (Chrétienne, agnostique et athée), par ces régimes dictatoriaux arabo-islamistes.

Un autre problème c’est que le MAK n’est plus démocrate, il a créé un gouvernement qui ne représente que ses militants qu’eux-même n’ont pas élu, il n’est pas implanté partout en Kabylie. Le MAK est dans sa bulle, c’est peut-être à cause de ça qu’il est même pas connu dans certaine commune, exemple mes connaissances d’Azazga non-politisées ne le connaissent pas. Je critique que le MAK car le FFS et le RCD ne sont plus en opposition réelle au pourvoir algérien, l’un s’allie avec les partis au pourvoir, l’autre avec les islamistes.

Je disais que la Kabylie avait sa propre organisation sociale*, il faut juste l’améliorer, notamment abolir le patriarcat, les femmes doivent se constituer en comité, en suite la mettre à l’épreuve, le plus rapidement et naturellement possible, là l’autonomie viendra d’elle-même. Nous n’avons aucunement besoin d’un État ou gouvernement Kabyle, nous avons un système de démocratie directe qu’il faut, certes réformer, révolutionner mais surtout maintenir. L’autogestion est la démocratie, prenons exemple sur le Chiapas. La démocratie représentative n’est et ne sera jamais égalitaire.
Aucune révolution pérenne n’est pacifique, la violence militante est un outil contre la violence policière et étatique, il faut commencer par bloquer les bâtiments nationaux (Mairie, daïra, …) se rassembler en assemblée générale puis s’occuper des besoins vitaux (nourriture, logements, scolarité…) et créer une solidarité soudée.

Afus deg fus!

 

 

*Lire Y.ALLIOUI, Les archs, tribus berbères de Kabylie – Histoire, résistance, culture et démocratie
Editions L’Harmattan – Collection « Présence berbère »

Lycéen-ne-s, étudiant-e-s, travailleur-se-s combattons la loi macron !

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Le 10 décembre 2014, Emmanuel Macron, ministre de l’économie a proposé au conseil des ministres le projet de loi pour la croissance et l’activité : la loi macron. Le texte comportant 106 articles est une preuve de plus que le parti socialiste n’est qu’un rouage dans la machine capitaliste et libérale. Semblant s’inspirer de la devise de Nicolas Sarkozy « travailler plus pour gagner plus. » le gouvernement a mis en vigueur une loi permettant d’accroitre les heures de travail, tout en exploitant toujours plus les salarié-e-s. Ainsi, le patronat voit ses droits augmenter, tout en détruisant les faibles acquis sociaux encore existant.

Quels sont les principaux changements avec cette loi ?

• Le gouvernement semble vendre le travail du dimanche sur la base du volontariat, mais nous savons que l’élargissement des zones touristiques, internationales, commerciales ne permettrons pas aux salarié-e-s de choisir sous le joug des patron-ne-s. Les entreprises de tailles moyennes ne seront plus obligées d’augmenter les salaires lorsqu’une personne travaillera le dimanche.

• Les délits patronaux ne seront plus réprimés devant la justice, mais se régleront par des amendes, ce qui permettra aux patron-ne-s de commettre plus d’infractions, tant que les billets suivront. Les travailleur-ses au black et les sans-papiers ne pourront donc plus se défendre, si un patron décide de ne plus les payer ou de les faire travailler plus de 35 heures par semaine.

• Tout accord entre l’employé et l’employeur primera sur les droits du travail, permettant au patronat de fixer les règles et de faire travailler n’importe qui plus de 35 heures par semaine, de nuit et pour un salaire ridicule. « Travailler le dimanche, la nuit, 12h par jour, 60h par semaine, pour un demi-SMIC…du moment que le salarié est « d’accord »

• Au nom d’une « mise en situation en milieu professionnel » les personnes ayant un handicap pourront être appelées par le patronat, sans obligation de les rémunérer et de les embaucher par la suite, ce qui remplacera l’obligation d’embaucher un certains nombres d’handicapé-e-s.

En quoi la jeunesse va-t-elle être confrontée à cette loi ?

Les jeunes étudiant-e-s sont environ 40% à travailler, en rajoutant ceux qui sont en alternances les chiffres grimpent à 50% et si l’on compte les emplois d’été ont atteint les 70%. Ces emplois sont pour la majorité des contrats précaires, c’est-à-dire que nous serons les premières personnes touchées, avec les femmes et les sans-papiers. Il y a urgence à se mobiliser si nous ne voulons plus que nos existences se limitent à réveil, travail, dodo et que notre futur se cantonne à survivre, plutôt qu’à vivre des moments d’épanouissements personnels s’extirpant de cette logique marchande, qui réduit le plaisir au fait de consommer.

Nous appelons la jeunesse à se mobiliser au côté des travailleur-se-s, chômeur-se-s et précaires le 9 avril. Bloquons les usines, les routes, les lycées, les facultés pour bloquer l’économie et exiger le retrait de cette loi rétrograde ! Rendez-vous à 11h nation à Nation le 9 avril.

https://miliparis.files.wordpress.com/2015/03/tract1.pdf

https://miliparis.files.wordpress.com/2015/03/tract2.pdf

https://miliparis.files.wordpress.com/2015/03/lycc3a9en.pdf

C’est quand qu’on va où ?

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Azul à vous !

Je pense que tout est possible quand on le veut. C’est pourquoi, depuis quelques années, je voudrais partir en voyage freestyle, c’est-à-dire en car ou en camion adapté pour fauteuil électrique (je cherche un grand véhicule à adapté). Je me dis pourquoi attendre (d’ailleurs je ne sais pas quoi attendre), on a tendance à ne pas réaliser nos rêves ou à les reporter à l’infinie donc à jamais.

Je cherche des gens assez fous/folles, peut-être des vagabonds passant par là ou des troubadours passant par-ci mais surtout des personnes impudiques car il faudra m’aider à m’habiller, me faire manger, m’emmener aux toilettes… Ne vous inquiétez pas, je suis pas en mousse, vous me ferez jamais mal.
On partira à plusieurs, minimum cinq pour aller où on veut, (waouw!!!) enfin je voulais passer par les squats et les ZADs car ça sera un voyage pour s’éloigner un peu de cette société capitaliste et individualiste (on utilisera un minimum l’argent) et découvrir des alternatives mais surtout faire des rencontres et espérons donner des idées aux autres.

Si vous êtes intéressé-e-s ou que vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter : ahmed.hammad(at)hotmail.fr.

Merci!

A.HAMMAD

 

« Changer les intellectuels….tchi tchi tchi zonqa »

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Le risque quand on prend la parole publique c’est le retour de bâton, les critiques quand ce n’est pas les menaces. Kamel Daoud le sait, et depuis de longues années il l’assume. Tout à son honneur. Surtout quand les critiques viennent de ceux et celles directement visées. Nous pensons à toute les chroniques « Raïna Raïkoum » décapitant avec verve et éclats les Saïd Bouteflika, Khelil et la clique des corrompus du pouvoir postcolonial algérien. Ses chroniques tiennent la tête hors de l’eau depuis des années. Lues et relues parce que les métaphores touchent juste, piquent exactement là où il faut : au coeur de l’absurde algérien et du « grossier » à identitifer comme le dit l’auteur.

Mais voilà, il a suffit d’une seule phrase pour tout faire retomber, comme une trahison:

« Moi je ne pense pas qu’il faille changer de régime, je pense qu’il faut changer le peuple »

Juste que là le ton cinglant du chroniqueur portait quelque chose poussant vers l’avant, amenant un brin d’optimisme au centre de la description d’une réalité sombre, la même qui pousse les enfants du peuple à tirer un trait sur un avenir en Algérie. Le “dégoutage” n’a pas attendu les études académiques ou les constats intellectuels pour s’exprimer par la parole crue ou par l’action qu’elle soit celle de la révolte violente ou de l’exil par tous les moyens. Le ton de “Raïna Raïkoum” apparaissait justement en miroir de ce constat populaire des plus tangibles : vous nous avez trahis, vous avez créé les conditions de notre misère sociale et économique : ne vous étonnez pas du résultat et de l’antagonisme que vous recevez en échange qu’il trouve son expression dans le zetal, la hoggra, le refus de l’école, la violence…

Mais voilà cette phrase lancée en milieu d’interview fait changer de camp. Le Raïna devient un Raïyi et c’est bien ce qui nous attriste le plus, nous lecteurs et lectrices assidu.e.s des chroniques. D’où venait-elle cette assiduité à décrire le quotidien du vide et du sur-place ?

« Le pays on ne sait pas quoi en faire sauf le mâcher et le recracher…Nous l’avons arraché à la France et maintenant on ne sait pas en quelle terre le planter » (KD)
« Un million de logements, deux millions de coups de pieds / terre mal partagée entre les chaussures et les palais / Bouteflika est assis sur un baril et nous sommes assis sur des trottoirs / Continuer à construire des trottoirs inter wilayas n’est pas un destin mais de l’ameublement / le peuple des Algériens en est arrivé à se passer des Algériens » (KD)
« Pays décolonisé par les armes et recolonisé par la fainéantise et la dépendance alimentaire » (KD)

On se pose la question, d’où vient-il ce sens des métaphores, du sens des images, de la description sarcastique et tellement vraie ?

Sans hésitation, depuis des années, Nous y lisions nous justement un sens populaire capable de l’autodérision la plus féroce car toujours liée de près ou de loin à une lucidité sur les conditions politiques et matérielles de l’Algérie post-coloniale volée. Plus que cela cette sensibilité du réel était toujours rappelée avec la facette qui est toujours sous-estimée dans les discours dominants: celle de la part bien active de ces jeunes qui ont hérité d’une Algérie gaspillée sans n’avoir rien demandé à personne et sans en avoir jamais profité : celle du sacrifice politique de sauter de son enfance pour passer de l’autre côté, de faire le choix d’aller se faire prendre pour de la merde en Europe : faire un trait sur les amitiés de quartier, les amours d’enfance, la langue vivante pour aller se débrouiller en France pour exister ; pour reprendre la main sur une existence volée au bled. Il y avait toujours dans les chroniques cette double facette reconnaissant enfin aux jeunes Algérien.e..s le mérite d’être ceux et celles prenant en main leur vie.

Mais voilà cette phrase nous fait changer d’avis. Ou plutôt elle te fait changer de camp. Parce que, nous enfants du peuple, ce qu’on y entend dans cette phrase, malgré tout le bon sens qu’y s’y cache, c’est un constat d’en haut, celui d’un intellectuel filmé en France, dans une langue étrangère pour dire finalement ce que le pouvoir ne cesse de dire : la faute ultime est celle du peuple. Se légitimer ne servirait à rien, tu connais le poids des expressions et de leur réception.

Ce qu’on y entend, dans cette phrase, retourne l’équilibre précaire qui faisait la beauté de tes chroniques : ce constat critique qui l’inscrit dans la réalité de ceux et celles qui la vivent. Parce que au final le constat du peuple coupable, fainéant, insupportable n’est qu’un cd rayé qui passe en boucle quel que soit ceux qui veulent conserver le pouvoir. La vérité est que cette phrase ne fait même pas mal, elle déçoit comme lorsqu’on perd un allié.

On a beau retourner dans tous les sens le sens profond de l’infime distinction entre « changer de peuple » et « changer le peuple »… ce qui nous saute à la figure est la scène qui se rejoue du largage des amarres comme si tu en avais marre d’être de ce peuple : te voilà au dessus, au milieu des livres et de la parole maîtrisée et nous restons en bas : parmi ceux et celle qui n’ont rien compris malgré la parole intellectuelle et les chroniques et qui ressert au final la même rengaine : pour rester les deux pieds dans la misère sociale il faut l’avoir bien cherché.

Qu’on ne nous fasse pas la morale sur le besoin d’une parole savante, maitrisée, capable de décrire la réalité et de s’en emparer. Nous en sommes plus que conscients. Nous pensons juste que encore une fois le pouvoir rattrape et transforme ce qui vient du peuple jusqu’à rendre toute tentative réfléchie d’intellectualiser la vie complice du discours dominant. On entend bien que « changer le peuple » peut vouloir dire : éducation, savoir, logement pour tous et toutes. Ils résonnent au fond de nous les mots d’ordre : brûler l’école de l’État algérien pour en faire une école algérienne, en langue algérienne et Tamazight. Mais une chose nous échappe : pourquoi se rendre complice des discours dominants rejetant la faute sur l’inaction du peuple ? Hormis le fait d’avoir changé de camp ou d’avoir des choses à perdre nous ne trouvons pas d’explication.

En effet, où se loge la véritable fainéantise si ce n’est justement parmi toutes les classes d’intellectuels reposés d’avoir un poste moyen pour vivre assez confortablement en rédigeant quelques articles, parmi les nouvelles classes d’investisseurs et de nouveaux riches ?Où est elle la langue algérienne qui fait vivre ce pays si ce n’est dans la rue ? En tout cas une chose est sûre : on ne nous fera pas dire qu’elle survie grâce au texte en français ou dans el khabar.

Ce qui nous effraie le plus, c’est que cette phrase reflète encore un abandon de plus, celui d’une figure sociale véritable victime de l’apathie du pouvoir algérien ; une personne qui parle en son nom, seule, désespérément seule. Il ne s’agit pas de populisme ou de démagogie mais de se rendre bien compte que l’Algérie qui vit n’est pas celle des 15% capables de lire des chroniques en français, mais bien celle de la grande majorité, du peuple.

Et s’il s’agit de parler de changement autant le faire en s’attelant aux tâches qui changeront les conditions pour la grande majorité, et non pas pour quelques minorités. Parler de changement revient à parler d’action politique. Reste à définir ce qu’on entend par action politique. Lorsqu’un peuple entier se fout d’une élection présidentielle, nous n’arrivons pas à comprendre en quoi peut on l’accuser d’immobilisme et de je-m’en-foutisme car nous situons l’action politique ailleurs : là où elle se joue au quotidien : dans la gestion de la misère, des rapports entre hommes et femmes dans les familles, dans le soutien de famille des grand-frères en exil squattant et travaillant dans les banlieues de France, dans la gestion psychologique de la décennie noire avec les moyens du bord, dans la débrouille pour exister par l’art et la culture.

Et à ce niveau de réflexion, pardon si l’on se trompe, mais à part le peuple, qui s’attelle à la tâche et le vit directement ?

C’est toujours la même rengaine : qui se prend de plein fouet les conséquences des décisions politiques et de ceux et celles qui en profitent si ce n’est le peuple ? Parlons de changement franchement : le vrai travail commence par nous mêmes et par se demander ce que nous avons à perdre ? Le vrai problème immobilisant tout et déprimant les gens a bien plus à voir avec une société de privilèges que d’une prétendue dichotomie entre peuple actif et peuple inculte. Ce n’est qu’à partir de là qu’on peut juger des prises de position.

Le choix de changement est en fonction de qui est en position plus favorable pour être actif: apprendre le français, voyager, réaliser sa liberté de circulation, son choix de vivre hors du cadre familial. Alors, et seulement alors, on se demande comment aller faire la leçon aux mères algériennes d’Hassi Bounif en leur disant de changer en tant qu’homme pouvant s’exprimer face à un micro en France?

Ce qu’il faut changer, ce sont les conditions qui amènent l’inculture, les réflexes de passager clandestin et de repli sur soi et non pas le peuple. La métaphore demeure comme dans tes chroniques. Si l’on est capable de se créer dans l’écriture « le lieu où l’on se sent en vacances » comme l’auteur le dit si bien dans la même interview, les appels à changer le peuple ne sont que mépris. Nous ne connaissons personne qui cracherait sur des vacances. Par contre nous pouvons citer beaucoup d’exemples de positions sociales qui font que certain.e.s sont bien plus en vacances pendant que d’autres triment et ne sont donc pas en position d’écrire un roman. Le moindre des respects est de ne pas rappeler à quel point nous en profitons pour nous mettre en position de supériorité intellectuelle et symbolique.

Par contre, la meilleure des choses à faire si l’on veut changer les choses est d’accepter que le sacrifice n’est pas le même pour tous et toutes. Si le nôtre n’est que de choisir son camp, alors estimons nous heureux et mettons l’énergie intellectuelle dont nous avons profité au profit de la grande majorité, celle d’où nous venons. Faisons en sorte que ces lieux de vacances réels ou symboliques soient garantis à toutes et tous. Le peuple algérien ne doit pas changer, il doit exister, et « exister c’est exister politiquement ». Le problème des constats se faisant dans une langue coupée du peuple et dans des positions privilégiées est ce qui empêche de se rendre compte que le quotidien des gens est une négociation perpétuelle pour créer les conditions de ces existences politiques. Alors oui elles ne se feront peut-être pas toutes dans les mêmes termes. La prochaine étape sera de nous entendre pour les définir. La seule façon est de s’organiser avec le peuple . Replonger là d’où on vient, comme le dit El Hass « la matlaqinach fi zonqa ntlaqou fi dounia okhra ». Et surtout, laissons les critiques du peuple se faire là où elles se sont le mieux : dans la rue. L’autocritique vaut toujours mieux.

« tchi tchi tchi zonqa ». Si ça effraie c’est que le camp était déjà choisi…

En guise de conclusion. Tout y est.

Youssef EL DJAZAIRI

Assassinat de Rémi Fraisse : appel à une mobilisation lycéenne

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Appel de lycéen·ne·s à une mobilisation contre les violences policières et à un blocus le jeudi 6 novembre.

Nous lançons un appel à tou-te-s les lycéen-ne-s, de France, en vue d’une mobilisation en hommage à Rémi Fraisse. Nous appelons à multiplier les actions, à bloquer les lycées et à manifester !

Samedi dernier, Rémi Fraisse est mort assassiné, à Sivens, par la police, à coup de grenade, puis traîné dans la terre par ceux-ci. Depuis, de nombreuses manifestations ont eu lieu en hommage à Rémi et contre toutes les violences policières, mais elles ont violemment été réprimées.

En moins d’une semaine, on peut dénombrer des centaines d’arrestations, avant, pendant et après les manifestations, rien que sur Paris. Un type a perdu son œil, un autre son nez, d’autres se sont fait casser des bras, des jambes, etc. L’année dernière, au moment des blocus pour Léonarda et Khatchik, des policiers avaient gazé et brutalisé plusieurs centaines de lycéen·ne·s.

Vous ne trouvez pas que cette liste est trop longue ? Qu’attendons-nous pour agir ?

Appel au blocus généralisé, jeudi 6 novembre, contre la violence policière instituée par l’État et contre l’utilisation de grenades et du Flashball !

 

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L’appel en pdf

Communiqué d’appel. Rendez-vous dimanche 15h à Stalingrad

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COMMUNIQUE de l’assemblée parisienne suite à la mort de Rémi

Rémi Fraisse est mort tué par la police : Manifestation dimanche 2 novembre

Samedi 25 octobre, Rémi Fraisse est mort dans des affrontements, tué par la police lors de la lutte contre le barrage de Sivens. Des mobilisations ont lieu en France et à l’étranger, partout où la douleur d’apprendre la mort de quelqu’un sous les coups de la police est insupportable.

Nous avons appelé à une manifestation ce dimanche à 15h à Stalingrad, le gouvernement l’a interdite, braver l’interdiction est la moindre des choses.

Que fait la police ?

Au cours des luttes de ces dernières années, la police a blessé et mutilé des dizaines de personnes en réprimant des révoltes dans les quartiers populaires, des mouvements sociaux, des actions syndicales et des luttes contre des projets nuisibles comme le barrage du Testet. En ce moment, à Sivens, on dénombre plusieurs blessés au flashball, des tirs de grenade et des matraquages en règle. Les policiers sont allé jusqu’à jeter une grenade à l’intérieur d’une caravane où se trouvait des gens.

Aux frontières de l’Europe, des gens meurent tous les jours en essayant d’échapper à la police. A Lampedusa on compte 3300 morts depuis 2002.

Dans les quartiers populaires la violence de la police est quotidienne. Elle s’exprime par le bouclage des quartiers, les contrôles au faciès, les expulsions, les rafles de sans papiers. Les blessures et mutilations ne se comptent plus. On dénombre plusieurs morts chaque année. A chaque fois des collectifs se montent et luttent contre la violence de la police et son impunité. Hier soir, une personne a encore perdu un ?il à Blois suite à un tir de flashball. La mort de Rémi nous ramène à toutes ces réalités. Luttons pour Rémi, luttons pour tous les autres.

Que défend la police ?

Ce sont, bien sûr les grands projets utiles au capitalisme et nuisibles aux gens et à leur environnement. Qu’il s’agisse de l’aéroport de Notre Dame-Des-Landes ou du Grand Paris. Dans la violence, la police maintient l’ordre établi. Cet ordre sert les intérêts des puissants, des riches, des gouvernants, des patrons, des banques. Il dé-sert celui de tous les autres, les précaires, les pauvres, les prolétaires, les personnes racisées, les femmes. Et quand l’individualisme a échoué, quand la solidarité et la révolte s’organisent et gagnent du terrain, la police n’hésite plus à emprisonner, blesser, mutiler et tuer.

Résistons ensemble !

Une voiture qui brûle, un patron séquestré, une occupation de la CAF, une bouteille d’eau jetée, un fauchage d’OGM, une réquisition de logement vide sont autant d’actes de révolte et de colère légitimes. Le pouvoir les qualifie de violents. Mais comment qualifier les blessures, les mutilations et les meurtres de la police ? Sans parler de la violence économique qui nous est faite à tous.

Les journalistes et les politiciens séparent les bons des mauvais manifestants, les violents des non-violents. La réalité des luttes, c’est qu’il y a de nombreuses manières de lutter, chacun selon ses moyens et ses colères. La réalité c’est aussi que les armes de la police ne font aucune distinction entre les manifestants. Nous devons tous nous protéger et nous organiser afin de nous défendre. La violence policière répond à l’ampleur de nos luttes et à l’inquiétude du pouvoir face à une contestation grandissante. A Notre Dame des Landes, le gouvernement a déjà reculé. A Paris, c’est la deuxième fois en quelques mois que le gouvernement interdit une manifestation.

Partout des gens s’organisent et résistent. Ne nous laissons pas gouverner par la peur !
Ne les laissons pas nous diviser. C’est ensemble que nous construirons une lutte à la hauteur de la mort de Rémi !

Lorsqu’ils tuent l’un d’entre nous, ils nous disent que notre vie n’a aucune valeur.
Prouvons leur que prendre une de nos vies leur coûtera très cher.

BRAVONS L’INTERDICTION, MANIFESTATION DIMANCHE 2 NOVEMBRE
place de la rotonde métro Stalingrad

Assemblé de lutte pour Rémi

1er novembre : soutien communiste libertaire international au Kurdistan syrien

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Alors que se prépare, pour le 1er novembre, une journée mondiale de solidarité avec la résistance kurde, le réseau communiste libertaire international Anarkismo publie un manifeste de soutien à la révolution au Rojava.

A Paris, à 14 heures, de Bastille à République, puis rassemblement et concerts sur la place de la République.
Manifestations également prévues au moins à Marseille, Strasbourg et Rennes.

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Le réseau communiste libertaire international Anarkismo solidaire de la résistance kurde

La révolution initiée par nos camarades au Rojava (Kurdistan syrien), issue d’un mouvement beaucoup plus large pour la libération du peuple kurde et, au-delà, de tous les peuples du Moyen-Orient, doit inspirer toutes celles et ceux qui aspirent à une société libre, égalitaire et juste, sans dominants ni dominés.

C’est une expérience de démocratie directe qui jette les bases d’un socialisme libre et autogestionnaire, respectueux de l’environnement et de l’autonomie des peuples. Les socialistes libertaires du monde entier sentent bien que cette révolution est aussi la leur.

Or, aujourd’hui, cette révolution fait face à la triple menace de l’impérialisme, de l’autoritarisme d’État et d’une réaction obscurantistes, fanatique et ultra-conservatrice, née de la décomposition provoquée par l’invasion et l’occupation du Moyen-Orient.

Alors que cette réaction obscurantiste se bat avec des armes obtenues grâce à l’impérialisme, l’armée turque érige une clôture de tanks et de canons, plaçant la population kurde entre le marteau et l’enclume.

Les camarade du Rojava se battent, les armes à la main, dans le cadre d’une large mobilisation populaire contre cette triple menace et ce siège inique, pour défendre ce qu’ils et elles ont acquis par la lutte : l’autonomie et la liberté. Mais ils et elles ne sont pas seuls. Derrière eux, des millions d’hommes et de femmes libres se rassemblent, les soutiennent, et nous nous serrons les coudes dans la lutte pour un monde nouveau, qui déjà grandit dans nos cœurs.

La résistance héroïque menée à Kobanê s’inscrit dans la longue histoire de ceux et celles qui, un jour, ont crié « No Pasarán ! »

De partout dans le monde, nous déclarons que cette lutte est notre lutte. Nous sommes avec vous, prêts à apporter le peu que nous pouvons dans ce combat pour la transformation sociale universelle, plus nécessaire que jamais.

Nous exigeons la fin de la répression, la libération des détenus politiques et des prisonniers de guerre, y compris Abdullah Öcalan, la fin de la criminalisation internationale des révolutionnaires kurdes, et le respect de l’autonomie des communautés qui reprennent leur destin en main.

Nous sommes unis dans la lutte pour l’émancipation de toutes les formes d’oppression et d’exploitation, pour la construction d’une société nouvelle, libertaire et égalitaire. Nous soutenons votre combat révolutionnaire pour abolir la violence de l’État, du capitalisme, de l’impérialisme et du patriarcat.

Solidairement,

  • Periódico Solidaridad (Chili)
  • Front de Trabajadores Ernesto Miranda (Chili)
  • Workers Solidarity Movement (Irlande)
  • Federazione dei Comunisti Anarchici (Italie)
  • Organisation Socialiste Libertaire (Suisse)
  • Collectif communiste libertaire de Bienne (Suisse)
  • Alternative libertaire (France)
  • Coordination des groupes anarchistes (France)
  • Anarchist Communist Melbourne Group (Australie)
  • Federação Anarquista Gaúcha (Brésil)
  • Acción Libertaire Estudiantil (Colombie)
  • Militantes Sindicales y Sociales por una Corriente Libertaire (Argentine)
  • Melissa Sepúlveda, président de la Fédération des étudiants de l’Université du Chili (Chili)
  • Zabalaza Anarchist Communist Front (Afrique du Sud)
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Appel à la grève dans tous les secteurs d’activité – Pour la fin du néo-libéralisme « de gauche »

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Parce que seule une grève intransigeante et qui dure impactera économiquement et socialement les partenaires du MEDEF et du gouvernement,

Nous appelons tous les chômeurs, précaires, salariés à entamer une grève reconductible partout en France, dans tous les secteurs d’activité, dès le 1er octobre -jour de mise en application de l’intégralité de la convention d’assurance chômage- et à tenir des piquets de grève pour faire entendre nos revendications.

Face à la machine néo-libérale dirigée par le gouvernement et orchestrée par son bras droit, le MEDEF -qui démantèle les droits sociaux collectifs- nous amplifions la résistance…

Nous, coordination nationale des chômeuses, chômeurs, précaires, intermittents, intermittentes, intérimaires, réunis ces 31 août, 1er et 2 septembre à Dijon, travaillons à l’abrogation de la convention d’assurance chômage et exigeons l’ouverture de véritables négociations avec les premiers concernés.

La coordination est aux côtés des associations et syndicats – représentant 39 salariés intermittents, intérimaires, travailleurs précaires privés de droits, matermittentes, mais aussi employeurs – qui, le 26 août, ont déposé une requête sommaire au Conseil d’Etat. Cette requête vient s’ajouter à d’autres procédures, qui vont toutes dans le même sens : dans la forme comme sur le fond, jamais le droit n’a été respecté dans l’élaboration et la validation d’une convention d’assurance chômage injuste, illégale et préjudiciable.

Dans le cadre des tables de concertation de la mission Valls, nous avons de nouveau dénoncé la zone de non-droit qu’est Pôle Emploi. Nous continuerons à exiger que de réelles expertises soient faites sur les dépenses de l’UNEDIC [1].

Nous n’aurons de cesse d’attaquer cette illégalité partout où elle est à l’œuvre.

Enlisés dans leur arrogance et leur mépris, les barons du pouvoir n’imaginent pas que ceux qui sont confrontés aux réalités du terrain puissent avoir des idées claires et des solutions efficaces à proposer.

Un autre modèle d’indemnisation chômage pour les salariés en emploi discontinu existe et nous le portons pour tous [2].

De nouveau, en ce mardi 2 septembre 2014, par la voix du ministre du travail et du dialogue social, ce gouvernement néo-libéral persiste à vouloir éradiquer les droits sociaux des chômeurs en les stigmatisant et en les fliquant [3].

Nous nous y attendions : nous avons d’ores-et-déjà organisé les moyens de nous défendre collectivement, à travers une commission juridique et politique permanente, qui protègera l’ensemble des salariés et des chômeurs de toutes pratiques déloyales.

Parce que la grève est un droit et qu’elle permet de se donner du temps pour se parler, pour penser, pour agir, pour inventer de nouveaux droits sociaux et défendre nos conditions de travail,

Parce que seule une grève intransigeante et qui dure impactera économiquement et socialement les partenaires du MEDEF et du gouvernement,

Nous appelons tous les chômeurs, précaires, salariés à entamer une grève reconductible partout en France, dans tous les secteurs d’activité, dès le 1er octobre -jour de mise en application de l’intégralité de la convention d’assurance chômage- et à tenir des piquets de grève pour faire entendre nos revendications.

Nous avons les moyens de cette grève.

A Montpellier, tous les grévistes du Printemps des Comédiens ont été soutenus et accompagnés grâce à la caisse de grève mise en place et alimentée par une solidarité nationale. Nous appelons donc toutes les coordinations et associations à faire de même.

Notre capacité à nous organiser dans un système de solidarité est une arme de lutte.

Nous lutterons, sans aucune pause et de toutes nos force, parce que nous sommes nombreux, contre toutes les répressions dont font l’objet les luttes sociales.

Nous rappelons aux anciens comme aux nouveaux membres du gouvernement qu’ils sont persona non grata partout où nous sommes [4].

Nos actions ne connaîtront pas de pause.
Ce que nous défendons, nous le défendons avec tous.

Dijon, le 2 septembre 2014.

P.-S.

Appel à la grève de la Coordination nationale des intermittents et précaires pour le 1er octobre, publié initialement sur le site de la CIP-IDF


Le MILI (mouvement inter lycées indépendant) évolue et devient le Mouvement Inter Luttes Indépendant.

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Le mouvement inter lycées indépendant vient de connaître une évolution importante, qui a pour but de s’ancrer dans une continuité de l’investissement des, divers membres, de passages ou pas. Nous décidons donc de nous ouvrir aux collégien(ne)s, ainsi qu’aux étudiant(e)s, organisé(e)s ou pas.

Le mouvement inter lycées indépendant vient de connaître une évolution importante, qui a pour but de s’ancrer dans une continuité de l’investissement des, divers membres, de passages ou pas. Nous décidons donc de nous ouvrir aux collégien(ne)s, ainsi qu’aux étudiant(e)s, organisé(e)s ou pas.

Le Mili devient donc le mouvement inter luttes indépendant. Les trois axes principaux sur lesquels nous avons décidé de lutter sont

  • de soutenir les sans-papiers,
  • l’antifascisme et
  • le droit au logement.

Nous soutiendrons toutes les initiatives qui iront dans le sens d’un combat contre les discriminations.
Notre mode de fonctionnement reste le même, c’est-à-dire que nous appliquons la démocratie directe pour prendre des décisions, tout en continuant à soutenir les initiatives individuelles de la part des membres du collectif.

Pour nous rejoindre il suffit de venir vers nous en manifestation, d’’être motivé-e, actif-ve et en accord avec la forme que l’on veut faire prendre à nos actions. C’est-à-dire que nos actions ne se limiteront jamais à du cyber-militantisme, des pétitions ou autres, mais à des actions concrètes. Nous ne voulons pas être une organisation de masse, mais un groupe soudé, qui ne se limite pas à un spectre, mais à une présence sur le terrain, car c’est dans la rue que tout se passe.