Bonne année de lutte 2018

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Bonne année 2018 du calendrier grégorien. Voilà une année de plus qu’on a réussi à atteindre, félicitons-nous. Mais y’a que l’année qui change, notre vie est la même, certain-es des nôtres sont parti-es, d’autres sont né-es, la Terre s’en fout, elle tourne toujours tant que l’Humain le lui permet. Le riche s’enrichie, le pauvre s’appauvrie. Le patron exploite le prolo qui le nourri mais l’appelle “l’assisté”,  le gouvernement s’offre à la bourgeoisie, le racisme, le LGBTQQIP2SAphobie, le sexisme, la capacitisme, le classisme nous épuisent parfois jusqu’à la mort, les frontières sont verrouillées, la méditerranée pue la lâcheté de l’Occident et les cimetières marins s’agrandissent, la police tue et la justice acquitte. Mais les nôtres nous soutiennent, leurs amours nous donnent la force de continuer la lutte, Baumont-Sur-Oise nous prouve que dans les quartiers, la solidarité n’est pas un concept idéologique, un vain mot que les politicien-nes emploient en lui accolant l’adjectif « citoyenne ». Le citoyennisme est l’ennemi de la lutte des classes ! Y’aura jamais de solidarité entre un patron et ses travailleur-ses, entre un flic et un gars de quartier, entre un mec de Neuilly et un autre de Barbès ou ça sera une solidarité de surface, pour faire jolie sur la photo.

Mes vœux ? Grève générale, Bal(les) populaire à l’Elysée, réquisition des logements vides, occupations des bureaux de l’APF comme en 73,  destruction du musée colonial du quai Branly et transfert des œuvres aux pays d’origines, méchoui halal au MEDEF, ouverture des frontières, autogestion des MDPH, un système scolaire égalitaire, des bourgeois acéphales, des prisons en feu, la répartition des richesses, l’indépendance des colonies, la mort du Capital, la Commune… Bref la révolution !

En attendant prenons soin de nos proches et de nous, organisons la solidarité de quartier, gardons le poing serré. Que notre amour pour les nôtres égale notre haine de l’Oppresseur. Créons l’étincelle qui embrasera leur monde ! Et surtout adapte la barricade, Camarade !