L’Azawad n’est pas à vendre !

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L’Azawad n’est pas à vendre !

Pendant que l’ensemble de la population de Kidal fait face aux blindés français qui protègent les délégations de Bamako se succédant dans la ville,
pendant que les notables et chefs coutumiers de la région de Tombouctou, dans les camps de réfugiés et à l’intérieur du territoire, protestent énergiquement, clament haut et fort leur attachement à l’Azawad et dénoncent la poursuite des agressions des soudards de l’armée malienne contre les populations de l’Azawad dans la zone de Léré, Rharous et dans le Gourma,
pendant que les forces combattantes de la zone ouest de l’Azawad résistent aux agressions terroristes de l’armée malienne et de ses milices supplétives….
… des hommes sortent des rangs et, contre toute discipline et règles de conduite des mouvements, se rendent à Bamako sur injonction de la sécurité d’Etat malienne. Que sont-ils allés discuter ? En tout cas pas l’avenir de l’Azawad, puisque personne ne les a mandatés : ni les populations, ni les plus hautes autorités des mouvements de l’Azawad. La Coordination des cadres de l’Azawad (CCA), les mouvements de jeunesse de l’Azawad, les organisations de la société civile, les populations azawadiennes et les leaders d’opinion sont médusés par l’attitude des directions centrales des mouvements qui observent un silence troublant face aux comportements de ces personnes sans dignité ni honneur. Ces personnes qui séjournent à Bamako (en tout cas, cette fois-ci) ne représentent qu’elles-mêmes et ne sauraient engager ni les mouvements, ni les populations.
Ces personnes qui défilent à Bamako, ont-elles, une seule fois, cherché à rendre visite aux prisonniers des mouvements ? Ont-elles, une seule fois, soulevé les comportements génocidaires de l’armée malienne ? Pas à notre connaissance !

La Coordination des cadres de l’Azawad condamne avec fermeté cette attitude et dénonce une démarche malsaine nuisible aux intérêts de l’Azawad.
Elle met en garde la communauté internationale quant à une reprise généralisée de la violence si la gestion du conflit privilégie de telles pratiques et s’enferme dans des agendas à marche forcée.

Nouakchott, le 17 septembre 2013,

Pour le Bureau provisoir de la CCA,
Habaye Ag Mohamed.